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Les mouvements sociaux, politiques et culturels
latino-américains et caribéens viennent d’adopter un manifeste en vue d’avancer vers la
démocratisation, l’unité, la souveraineté et l’autodétermination des peuples et des nations
latino-américaines et caraibéennes, apprend AlterPresse.
Le document engage des organisations sociales, politiques et culturelles, des structures intégrant les
peuples indigènes, des organismes académiques, artistiques et citoyens en général.
Ce manifeste a été rédigé à Santiago du Chili, les 8 et 9 novembre 2007, dans le cadre du Sommet pour
l’amitié et l’intégration des peuples ibéro-américains (en marge du sommet Ibéroaméricain des chefs
d’Etats et des gouvernements).
Les mouvements latino-américains et caribéens constatent « avec espérance, la résurgence du rôle des
mouvements sociaux et des forces des politiques progressistes dont les luttes articulées, chaque fois
plus vastes, ont influencé de manière décisive l’élection - dans divers pays - de dirigeants liés et
sensibles à l’idéal latino-americain d’émancipation, d’unité et d’intégration, en promouvant des
processus de changement dans la région, que nous évaluons comme une avancée historique. »
Le manifeste qualifie de « prometteuses » la nouvelle réalité politique du continent et ses
perspectives, qui « engage une multiplicité de mouvements sociaux, culturels et idéologiques qui
adoptent des méthodes et structures originales, divers langages et différentes manières de lutter ».
« C’est de cette diversité, antithèse du dogme, du sectarisme et de ’l’hégémonisme’, que la réalité
actuelle trouve sa légitimité », souligne le manifeste.
Plus loin il est indiqué que « les mouvements sociaux ne se conforment pas aux changements mais ils
proposent un refus total du modèle actuel de domination économique, politique et culturel qui implique
la commercialisation de tous les secteurs de la vie publique et personnelle et le profit comme valeur
suprême d’une société qui perçoit l’individu comme rival d’un autre. »
Les mouvements latino-américains et caribéens envisagent l’intégration régional comme « un processus
d’enrichissement mutuel, de regroupement de nos forces, de nos capacités d’intercommunication avec le
monde. Nos peuples sont en capacité de s’unir malgré la diversité géographique, ethnique, culturelle
et politique pour imaginer et construire d’autres solutions »
(Publié le 16 nov. 07)
Janvier 2008
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