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Haiti

 

di Mariella Moresco Fornasier

 

 

Première République Noire Indépendante - 1er janvier 1804

 

 

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Pas d'élections mais tous se préparent pour des élections !    (9 settembre 2003)

Haiti: New free zone threatens more hunger and desertificacion   (9 settembre 2003)

 

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mondocaraibi@yahoo.it 

Pas d'élections mais tous se préparent pour des élections !


Alors que le pouvoir concentre toutes ses forces en vue de l'organisation des prochaines législatives devant remplacer celles contestées du 21 mai 2000, et que l'opposition dresse aussi ses batteries mais pour refuser des élections avec le pouvoir en place, on n'en a pas moins l'impression que d'un côté comme de l'autre de la barricade tout le monde est actuellement en campagne ...

Pour commencer, les parlementaires Lavalas qui multiplient les prises de position sur les problèmes du quotidien (rentrée des classes, vie chère, vente de marchandises avariées, corruption gouvernementale), se déplacent plus souvent dans leurs circonscriptions pour prêcher l'unité et la bonne parole, et surtout convoquant sans cesse ministres et hauts fonctionnaires au nom du pouvoir de contrôle du législatif sur l'exécutif.

Le parti au pouvoir compte-il présenter les mêmes têtes aux prochaines élections ou y aura-t-il des primaires Lavalas? Des mini-congrès régionaux ont eu lieu au début de l'été en vue, disent les officiels du parti, d'un grand congrès national mais dont l'agenda reste un secret bien gardé.

Voici pour le camp gouvernemental dont le seul programme est aujourd'hui la réalisation d'élections et cela avant la fin de cette année, comme l'a maintenu encore cette semaine le Président Jean-Bertrand Aristide.

Même les préparatifs pour le Bicentenaire de l'indépendance qui passent soudain au second plan ...

Au tronc gouvernemental viennent se greffer des partis qui ont choisi, disent-ils, de prendre le pouvoir au mot et de participer aux élections annoncées. Ce sont d'abord le Parti Populaire National (PPN) de Benjamin Dupuy, l'Action Démocratique (AD), une coalition dirigée par Simon Jean Poix, et le PLB de feu Renaud Bernardin ...

Des organisations populaires et des secteurs connexes tels une branche des églises protestantes, la COPAH, prennent aussi leurs dispositions en faveur des prochaines élections.

Selon les derniers micro-trottoirs, la population ne montre encore aucun emballement. Les gens disent avoir d'autres chats à fouetter : le chômage, la bouffe, les frais scolaires ...

Radicalisation de plus en plus poussée ...

Quant à l'opposition proprement dite, elle dit non en bloc aux élections annoncées par le chef de l'Etat. Pour les uns, parce qu'on ne peut faire confiance au pouvoir Lavalas pour réunir les conditions de sécurité et autres stipulées dans la Résolution 822 de l'Organisation des Etats Américains ... C'est la position, du moins officielle, de la Convergence Démocratique.

Mais dans un mouvement de radicalisation de plus en plus poussé, une nouvelle branche de l'opposition est en train de se mobiliser en exigeant ni plus ni moins que la démission du Président Aristide et le départ de Lavalas du pouvoir.

Quelle alternative propose ce groupe? Cela ne semble pas encore avoir de l'importance à ses yeux ...

On y trouve le PNDPH de Turneb Delpé, connu depuis toujours pour un certain goût de l'extrémisme, le PADEM de Claire Lydie Parent, l'ex-mairesse violemment anti-Lavalas de Pétionville, le PDCH de Marie-Denise Claude et autres ...

La radicalisation de ce groupe s'exprime aussi dans son opposition à l'OEA comme médiateur dans la crise, accusant celle-ci d'être devenue un instrument du pouvoir aristidien.

Tous ces noms nous font remonter bien sûr au FNCD de la mémorable campagne électorale de 1990 autour d'un certain candidat nommé Jean-Bertrand Aristide ...

Il n'y manque que l'ex-maire Evans Paul (K Plim), mais son parti, la KID, ayant volé en éclats, pas étonnant que des transfuges se retrouvent déjà dans le nouveau ralliement annoncé cette semaine.

Cependant au-delà de leur refus de participer aux élections annoncées par le pouvoir Lavalas, ce grand mouvement général de rassemblement, de reconfiguration des forces, de réalignement en ordre de bataille, suivant des critères de société ou de fortune ou de chapelle ou générationnels ou de simple copinage ou autres - mais point de programme en soi, aucune nouvelle alternative, ce grand branle-bas, disons-nous, ne saurait avoir d'autre objectif que des élections à plus ou moins long terme ...

Pour l'instant le seul et unique programme politique ...

Elections oui, mais élections générales : présidentielles, législatives et locales. Autrement dit, pas avant le départ d'Aristide du pouvoir ... cette même "haine d'Aristide", comme disait l'autre, qui reste depuis plus de trois année de crise le seul et unique programme politique d'Haïti.

Le premier à avoir annoncé la couleur c'est Hubert Deronceray lorsqu'il décida de fonder son propre regroupement, parallèlement à la Convergence : le Grand Front Centre Droit. C'est le professeur Deronceray qui réintroduisit aussi l'élément idéologique, le considérant comme nécessaire pour guider l'électeur dans son choix. Sa ligne : ni le Lavalas "extrémisme de gauche", ni l'extrémisme de droite et "coloriste", mais sans aller jusqu'à identifier nommément ce dernier ...

Peut-être que tout simplement le docteur en sociologie pense aussi que l'avenir est au conservatisme ...

Peu après on annonça que les autres partis membres de la Convergence, KONAKOM et OPL (centre gauche), vont également se fédérer.

Comment l'appelez-vous donc quand chacun commence à sonner le ralliement de ses propres troupes, de sa propre clientèle, si ce n'est que les élections sont proches ...

L'argent et la matière grise ...

Reste un dernier acteur, le "groupe des 184" ...

En principe, celui-ci n'est pas intéressé directement dans le débat "électoral", puisque insistant qu'il n'est pas un nouveau parti politique mais un rassemblement d'organisations de la société civile et rien d'autre ...

Selon son principal animateur, l'industriel André Apaid, le "groupe des 184" n'a d'autre ambition que d'amener les diverses catégories d'Haïtiens, riches et pauvres, à s'asseoir "à la même table" pour le relèvement de la nation.

Or parmi tous ces différents secteurs de l'opposition, aucun ne semble autant sur la voie d'éventuelles élections ...

La semaine dernière, le "groupe des 184" a dominé de sa présence la conférence organisée par le CLED (Centre pour la Libre Entreprise et la Démocratie), une organisation d'hommes d'affaires et de cadres supportée financièrement par la USAID.

Avantage indiscutable auprès du patronat et des technocrates ainsi que d'une certaine catégorie d'intellectuels ... L'argent et la matière grise.

Samedi, c'est l'un des adeptes régionaux du groupe qui devait se retrouver à la tête d'une grande manifestation projetée par l'opposition au Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays ...

Enfin, "les 184" annoncent leur intention d'aller présenter aussi en diaspora leur "nouveau contrat social."

Depuis la chute de la dictature Duvalier en 1986, nos campagnes électorales ont toujours reçu le coup d'envoi en diaspora.

Alors à quand les élections?

Si on ne sait encore ni quand ni même quelles élections, toujours est-il que tout le monde s'y prépare, suivant ses moyens financiers, ou ses compétences, ou ses fréquentations, à la cour comme à la ville ou à la campagne ...

Seul encouragement : on aura peut-être enfin compris que la voie électorale est le plus court chemin pour arriver au sommet.

Que prévoit-on après? C'est une autre histoire ...

 

Haïti en Marche, 30 Août 2003 

 

Résolution 822 de l'Oea, déja un an 

Lors d’une conférence de presse donnée ce jeudi, le chef de la mission spéciale de l’OEA en Haïti David Lee a exprimé sa déception de voir qu’un an après l’adoption de la résolution 822, les 16 points mentionnés dans ce dit document n’ont pas été appliqués dans toute leur intégralité. David Lee accuse les acteurs politiques haïtiens de n’avoir pas saisi cette opportunité qui leur a été offerte pour trouver un compromis pour former le conseil électoral provisoire chargé d’organiser les élections dans le pays . Le diplomate canadien a fait savoir que la date du 4 septembre représentait la fin d’une période de deux mois prévue pour les rapports réguliers du secrétaire général César Gaviria selon les termes de la résolution 822.L’évaluation de la situation politique en Haïti se fera d’ici la fin de ce mois où les états membres de l’organisation auront à prendre une décision définitive concernant le dossier d’Haïti.
Le chef de la mission spéciale de l’organisation des états américains a indiqué que la réalisations des élections dans le pays ne représentait pas une panacée pour la population mais de préférence une porte ouverte sur le chemin de la démocratie tout en affirmant que seuls les haïtiens sauront mettre fin à leurs divergences internes.  

Haiti en marche, 4 septembre 2003

Haiti: New free zone threatens more hunger and desertificacion

 

 

As the Sixth Conference of Parties to the United Nations Convention to Combat Desertification (UNCCD) continues in Havana, Cuba, the Haiti Support Group once again calls into question the World Bank's support for the new free zone near the Haitian town of Ouanaminthe.

Since April 2002, when the presidents of Haiti and the Dominican Republic announced plans to construct a new industrial zone on 200 acres of agricultural land on the Maribahoux Plain in north-east Haiti, civil society organisations have been protesting against it. Their opposition has been based on an appreciation that the site of the industrial zone is not only one of the most fertile agricultural regions in the whole of Haiti, but is also adjacent to environmentally vulnerable border zones.

These objections have been ignored by the Haitian government, and now it appears that they are being ignored by the World Bank's International Finance Corporation (IFC). The IFC is preparing to lend the Dominican apparel company, Grupo M, US$3 million specifically to help it build garment assembly factories on the Maribahoux Plain.

In August the first factory opened, and villagers from the surrounding area have begun to arrive in the main town, Ouanaminthe, in search of employment. There is already talk of a housing shortage. With no regulation or planning, the growth of shanty-town developments is inevitable. The predictable result of this unregulated urban explosion will be: a further reduction in the amount of land available for food production; a massive increase in the felling of trees for charcoal production; and a destructive accumulation of untreated human and commercial waste.

In July, the UN Food and Agriculture Organisation warned that more than 3.8 million people are short of food in Haiti. The UNCCD has already flagged the Haiti/Dominican Republic border zone as an area vulnerable to desertification.

The Haiti Support Group echoes the protests from Haitian civil society organisations, and asks why the World Bank's IFC is promoting the Maribahoux Plain free zone when it will drastically reduce the country's capacity for food production and worsen the prospects of desertification in the area?

 

 

Haiti Support Group - 4th September 2003

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Ass. Cult. IMAGO MUNDI

Direttore Mariella Moresco Fornasier

Registrazione presso il Tribunale di Milano n. 768 del 1/12/2000 

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