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Latinoamerica-online Cultura, Società e Il Mondo dei Caraibi |
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di Mariella Moresco Fornasier
Première République Noire Indépendante - 1er janvier 1804
Tutti i Caraibi paese per paese (schede)
Archeologia e Storia dei Caraibi
ogni martedì l'attualità e la cultura dei Caraibi
L'opposition continue de dénoncer une "mascarade" (22 dicembre 2001) Tolleranza zero: gli assassini di Stato (18 dicembre 2001) Viol du local de la Kid (23 agosto 2001) L'opération au camp des Swat (29 luglio 2001) La crise haïtienne: quelle sortie? (maggio 2001) Due governi in carica dal 7 febbraio (10 gennaio 2001)
La
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le nostre pagine
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L'opposition continue de dénoncer une "mascarade"
Après la destruction du QG de la Convergence au Pont Morin, et des sièges des principaux partis membres de cette coalition (ce sont à Port-au-Prince OPL, KONAKOM, KID et ALAH ; aux Gonaïves, MOCHRENAH), suivie de l'incendie des résidences de plusieurs de ces leaders, dont les professeurs Gérard Pierre-Charles et Victor Benoit ainsi que des représentants régionaux de Convergence un peu partout dans le pays, tout cela entrepris simultanément et dans un apparent mouvement d'ensemble, la colère du porte-parole Paul Denis peut se passer de tout commentaire: " Après ces événements, nous nous demandons ce qui peut être encore négocié!"
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Tolleranza zero: gli assassini di Stato
Nel mese di ottobre il presidente Aristide, commentando che quando un criminale è colto in fragranza di reato "non è necessario portarlo in tribunale per giudicarlo", ha esortato le forze dell'ordine ad applicare "tolleranza zero" nella lotta contro il crimine, compresi gli episodi di piccola criminalità alimentati dalla situazione di miseria e caos sociale in cui da anni si trova il paese. I risultati dell'appello non si sono fatti attendere e una nuova forma di violenza "legalizzata", o meglio di veri e propri "omicidi di Stato", si è aggiunta alla già alta dose di violenza endemica che caratterizza la vita della popolazione del paese più povero dell'emisfero occidentale. La testimonianza che segue è stata resa da un membro della "nuova" polizia haitiana, addestrata con il finanziamento e con i metodi di lotta al crimine di Stati Uniti, Francia e Canada. [m.m.f]
"En deux mois, j'ai assisté à l'exécution d'environ cinquante personnes" Le témoignage, dont nous publions les principaux extraits, a été rédigé en octobre 2001 par un membre de la nouvelle police haïtienne (PNH), affecté dans un commissariat de la capitale, Port-au-Prince. Il a été recueilli par un diplomate - par l'intermédiaire d'un Haïtien, ami de ce policier - qui l'a remis au secrétaire général de l'organisation Reporters sans frontières, Robert Ménard, lors de son séjour en Haïti du 20 au 24 novembre.
"Depuis deux jours je respire enfin...
"A partir de cette nuit-là ma vie a changé. J'ai passé quelques jours sans pouvoir dormir. Je ne me suis confié à personne. Chaque soir, dans mon commissariat, comme dans les quatre autres de la capitale, nous procédons ainsi à des vagues d'opérations pour neutraliser des individus suspectés d'appartenir à des bandes de malfrats.
"Il y a quelques mois, les policiers ont été investis de pouvoirs de police judiciaire et on ne s'embarrasse plus de juge de paix pour de tels cas. La PNH procède seule à la levée de corps. Il y a maintenant un formulaire très simple à remplir et nous disposons d'une ambulance affectée à ce seul service. Il est même arrivé que l'ambulance se charge des deux opérations : le transport des victimes vivantes sur le lieu de l'exécution et le transport des corps à la morgue de l'Hôpital général [...].
"Toute la société est complice"
"Aujourd'hui je suis pris au piège : je ne peux pas facilement
laisser la police ; il y a beaucoup de bandits qui me connaissent. Je
crains aussi certains de mes collègues et certains supérieurs. je ne
peux pas non plus facilement dénoncer se qui se passe. Oui j'ai peur,
mais tout cela ne peut
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Viol du local de la Kid
Testo del documento giunto alla
nostra redazione da parte del coordinatore dell’Opl, uno dei quindici
partiti che compongono la Convergence Démocratique, uno dei raggruppamenti
dell’opposizione haitiana. L'OPL condamne le viol du local de la KID et
réclame la libération immédiate des militants
arrêtés. La perquisition du local de la
KID par la Police constitue un nouvel acte de
répression contre l'opposition
et un pas
significativement dangereux d'une escalade d'actions d'intimidation et de
violation des droits humains,
déclenchée à l'occasion de ce
soi-disant tentative de coup d Etat du 28 juillet. Elle fait suite aux arrestations massives opérées dans
le Plateau Central , à l'assassinat de Wilner Jean Louis à Hinche, à l'incendie du bureau
d'assistance légale du
Mouvement Paysan de Papaye, à la
détention illégale et prolongée de plusieurs sympathisants de la
Convergence et d'anciens militaires, déférés
comme prévenus accusés de "
complot contre la sûreté de l'Etat et assassinat de 5 policiers ". Cette escalade se prolonge
par la persécution de centaines de militants nan mawon " convertis en des
exilés internes ; par les descentes de lieux de civils armés
dans les locaux de
centrales syndicales indépendantes et
dans certains quartiers populaires
pour terroriser la population; par les
montages grossiers des autorités annonçant des découvertes d'armes par ci par la ainsi que par les récentes convocations pseudo légales et
des pressions diverses des autorités La Coordination Nationale de l'OPL condamne le viol du local de la KID , Parti frère intégré la
Convergence Démocratique ainsi que l'arrestation arbitraire de ses militants dont elle exige la libération immédiate. La Coordination
Nationale en renouvelant sa solidarité aux dirigeants et militants du KID et de
l'Espace
de Concertation, souligne le
fait que les méthodes
antidémocratiques utilisées par le pouvoir en chacun de ces scénarios répressifs reflètent la marche d'une entreprise de persécution, de mystification par le mensonge
et la calomnie contre l'opposition, de négation des droits civils et politiques du
peuple, de mise en place, en définitive, d'un pouvoir
totalitaire qui menace tous
les citoyens et compromet l'intégrité de la nation. Gérard Pierre-Charles Coordonateur Général de l'OPL Port-au-Prince, 23 agosto 2001 |
L'opération au camp des Swat -
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La crise haïtienne: quelle sortie?par Jacky Dahomay
Dahomay è membro dell''Organisation Populaire en Lutte (Opl), uno tra i più autorevoli partiti dell'opposizione haitiana. L'Opl nasce da una scissione del Movimento Lavalas del presidente Aristide, di cui viene criticata la gestione personalistica della politica, con l'obiettivo di democratizzare la vita politica del paese favorendo il confronto sia in campo ideologico che nella gestione amministrativa dello Stato, paralizzato da vuoti di potere e collusioni con gli interessi delle élites economiche. Le divergenze tra Opl e Fanmi Lavalas, anch'esso formatosi a seguito della scissione in seno al Movimento Lavalas e che raggruppa i sostenitori di Aristide, si sono radicalizzate fino a giungere a una situazione di duro scontro, alimentato e perseguito da Fanmi Lavalas nei confronti di tutta l'opposizione. [m.m.f]
Il importerait, sans nul doute, de
préciser ce qu'on entend par la crise politique haïtienne. Car il semble
que beaucoup d'acteurs haïtiens tout comme des acteurs internationaux
comme l'OEA, ne sont pas très clairs à ce sujet. Le conflit est souvent
ramené à une opposition politicienne divisant lavalassiens d'un côté et
partis regroupés au sein de la Convergence, de l'autre. Un tel conflit est
donc souvent interprété en termes de mauvaise volonté manifestée de part
et d'autre. La confusion régnante quant à la détermination de la nature de
la crise est l'un des obstacles majeurs à toute sortie de crise. On ne peut non plus raisonnablement
penser qu'il s'agit là d'une crise de "gouvernabilité". Il est vrai que
l'Etat haïtien est dans l'incapacité actuelle de gouverner le pays avec un
minimum d'efficacité. On ne cesse de déplorer la dégradation de la
situation économique et sociale, de dénoncer le climat d'insécurité, de
corruption généralisée et de subir les conséquences d'une mauvaise gestion
des services publics (Téléco, EDH etc..). Sans donc nier l'incurie
actuelle du gouvernement haïtien, la problème est autre, plus
profond. Haïti vit en ce
moment une crise grave touchant la légitimité de l'autorité politique et
l'histoire nous a appris que lorsqu'une société vit ce genre de choses,
elle est au
bord d'une implosion tragique. Les amis d'Haïti et la communauté
internationale laisseront-ils la catastrophe advenir ? Car il y a crise
parce que la règle démocratique n'a pas été respectée. Puisque le droit a
été bafoué, l'Etat n'est plus un Etat de droit. Qui peut honnêtement nier
que les précédentes élections de l'année 2000 aient été précédées d'un
climat de terreur, d'assassinats politiques, d'intimidations de
journalistes, d'interventions inacceptables, dans la rue, de groupes de
pression violents (Chimè) ? Peut-on en toute sincérité refuser de
reconnaître que l'assassinat de Jean Dominique est, jusqu'à ce jour, resté
dans l'impunité et que des proches du parti de J.B. Aristide sont
suspectés d'avoir participé au meurtre du célèbre journaliste dont les
propos eussent été dérangeants en période électorale. Enfin, les
organisations internationales elles-mêmes reconnaissent qu'il y eu fraude
massive et que le Président du CEP a dû fuir le pays car sa vie était
menacée, encore une fois par des proches du leader lavalassien ? Tout
cela, c'est la vérité crue et nue ! L'origine de la crise est là et le
Pouvoir issu d'un tel processus fondamentalement antidémocratique ne peut
être en aucun cas un pouvoir légitime. Si cela est une vérité incontestable, la seule sortie de crise
possible doit partir de là; elle doit viser à refaire ce qui a été mal
fait, à reproduire un processus authentiquement démocratique ayant pour
but de légitimer durablement l'autorité politique. Or, c'est précisément
cela que certains, dont la mauvaise foi est
évidente, nomment l'option zéro. Essayons de comprendre, encore une fois,
les arguments de ces derniers, lesquels refusent ce qui est pourtant une
évidence. Leurs arguments se résument en deux
points essentiels mais qui impliquent d'autres réquisits comme nous le
verrons plus loin: 1)la légitimité d'Aristide est incontestable, en dehors
même de tout processus électoral et 2)les partis de la Convergence
sont tout
aussi pourris et n'ont aucune base populaire. Le premier argument est
inacceptable pour quiconque prétend être démocrate. Dans n'importe qu'elle
société démocratique, la popularité d'un leader ne
suffit
à lui conférer de la légitimité politique. La chose n'est possible
que lorsqu'un leader incontesté prend la direction d'un mouvement de
libération dans un Etat de dictature ou dans un pays
colonisé, quand les conditions légales d'un processus démocratique
n'existent pas. Or, ce n'est pas le cas ici. Seules donc des élections
libres et honnêtes pouvaient conférer de la légitimité aux
parlementaires lavalassiens actuellement contestés et à J.B.
Aristide, président lui aussi contesté. La
chose est d'autant plus étrange qu'en règle générale, lorsqu'un candidat
est sûr de remporter massivement des élections, il se bat pour
que de telles élections soient le plus honnêtes possible. Le deuxième argument est tout aussi
irrecevable. Que des partis soient nuls ou qu'ils manquent d'assise
populaire ne les interdit pas de participer aux élections. Les
lavalassiens, en toute mauvaise foi, font
comme s'il s'agit de choisir entre, d'une part, les options politiques de
tel ou tel parti de la Convergence et celles du mouvement Lavalas d'autre
prart. Je dois personnellement avouer que, bien que n'étant pas haïtien,
aucun parti de ladite convergence ne produit chez moi le moindre
enthousiasme politique. De l'autre côté, le mouvement Lavalas
m'apparaît
comme un mouvement populiste néo-fascisant. Doit-on donc conclure:
"Tous pourris" ? Rappelons simplement ce que disait le célèbre philosophe
kant: "même un peuple de démons a besoin de règles". Je veux dire par là
que, quelles que soient les options ou les différences opposant tous ces
partis politiques (lavalas
compris), aucun d'entre eux ne peut prétendre à une légitimité sans
passer par la régle. Mais n'est-ce pas là la nature d'un régime
démocratique ? Ce n'est pas le charisme d'un leader qui légitime son
pouvoir politique ; c' est le processus démocratique qui valide son
charisme. En réalité, le conflit opposant Lavalas et Convergence sont
paradoxalemment l'expression d'une authentique transition démocratique. Il
signifie à coup sûr une maturation de l'opinion publique haïtienne. Mais à
condition de le saisir
comme une exigence incontournable de la règle et du droit. Si la réfutation de ces deux
arguments ne suffit pas à satisfaire les Lavalassiens, c'est que leur
vision de la politique est tout sauf démocratique et c'est là que nous
abordons les réquisits dont nous parlions plus haut. Au fond, l'essentiel
des militants lavalassiens se moquent de la démocratie mais il faut tout
de même distinguer en leur sein deux
tendances qui iront vers l'affrontement: 1-
la première s'oppose aux principes démocratiques parce qu'elle
représente les forces mafieuses les plus pourries du mouvement
lavalas. Or,
il est de l'essence même de toute Mafia de s'opposer au Droit. En régime
mafieux, les juges sont soient vendus, soient, s'ils sont honnêtes, des
morts en puissance. R. Préval et J.B. Aristide et d'autres responsables de
Lavalas savent bien qu'il y aurait beaucoup à redire sur la gestion et
l'utilisation des fonds publics. D'où leur hostilité à toute transparence
parlementaire. De devoir rendre des comptes à l'opinion publique, à la
nation, leur est insupportable. Il serait intéressant, en l'occurrence, de
savoir comment le petit prêtre des bidonvilles de Port-au-Prince est
devenu aujourd'hui une homme riche et puissant !
2-
la deuxième tendance du mouvement lavalas, la moins pourrie -si on
peut s'exprimer ainsi- s'oppose à la démocratie pour des raisons
idéologiques. Issue de la problématique marxiste-léniniste, elle considère
que les élections, selon la célèbre expression de Lénine, sont des "pièges
à cons". Et, qu'au fond, la démocratie c'est bon pour les pays riches,
d'une autre tradition culturelle. La démocratie est ici
pensée comme un enseemble de règles
visant à masquer la lutte de classes et la
domination de la bourgeoisie. Dans ce cas, seuls comptent la ruse
et les rapports de force. Tel est leur cynisme: on se dit démocrate car on
ne peut faire autrement mais on développe souterrainement toutes sortes de
pratiques antidémocratiques. L'assassinat d'un opposant est
donc un moindre mal, un mal pour un bien, un Négatif qui travaille pour le
Positif selon la
triste logique dialectique. Les plus "éclairés" d'entre eux pensent que,
compte tenu de la réalité haïtienne et de son histoire, un passage par une
forme de dictature du peuple exercée par un leader charismatique, est
nécessaire même temporairement pour l'évolution positive du pays.
Mais tous ces arguments ne peuvent
cacher le fait que le mouvement Lavalas est perdant à court ou moyen
terme. Pourquoi ? Parce que si durant deux siècles, le pouvoir en Haïti a
pu s'exercer de façon autoritaire, antidémocratique, c'est que cela
correspondait à un certain état de l'opinion haïtienne. Celle-ci en effet,
était peu ouverte à l'option démocratique et on trouvait plus ou moins
normal que le pouvoir ne s'exerçât point par la loi et fût donc
arbitraire. Ce qui a donc changé, c'est l'expérience haïtienne. Cette
dernière s'est ouverte à une dimension mondiale, résultat sans doute de
l'émigration massive mais aussi de l'évolution d'une opinion publique
internationale qui ne peut être réduite à la logique des Etats ou des
puissances planétaires. Aujourd'hui, l'expérience des peuples ne peut plus
se ramener aux frontières d'un Etat national. Ainsi, l'idéal démocratique,
même balbutiant, né en Haïti à la fin du
régime de J.C.
Duvalier, ne peut plus être tari. La démocratie n'est pas forcément
le triomphe de la logique capitaliste ultra-libérale. Elle peut permettre
aussi un redéploiement de la lutte des classes. La démocratie n'est pas la
fin de toute exploitation mais l'élaboration de règles déterminant la vie
sociale à nouveaux frais et permettant que la question de la justice
sociale soit posée autrement que
selon le modèle de la dictature du prolétariat ayant échoué
ailleurs. Cette logique démocratique
est certainement inévitable dans le cas d'Haïti. J.B. Aristide est
le symbole vivant de la contradiction entre, d'une part, cet idéal
démocratique que le prêtre de Saint-Jean Bosco
a
su utiliser à son profit et, d'autre part, la persistance chez
beaucoup de leaders politiques dont Aristide, d'une tradition du pouvoir
autoritaire. Ce sont ces
conditions, historiquement nouvelles, qui empêchent les leaders
lavalassiens de manifester trop ouvertement leurs ambitions
antidémocratiques. Ils sont obligés d'afficher une adhésion aux valeurs
démocratiques dans le même temps où ce qui les caractérise, c'est la
problématique d'un pouvoir patrimonial, charismatique, arbitraire et
au-dessus des lois. Sans cette ouverture d'Haïti sur l'expérience
internationale, ces derniers mois eussent été beaucoup plus sanglants et
le nombre de morts chez les journalistes, les intellectuels et les
opposants politiques, eût été impressionnant. Saluons au passage le rôle
héroïque joué par les journalistes haïtiens en cette période ! Il y a de
quoi rendre fou l'ex-petit prêtre des bidonvilles ! Car on ne voit guère
comment il pourrait se sortir de cette très dure contradiction: donner
l'impression qu'on adhère aux principes démocratiques tout en pratiquant
une politique autoritaire et néo-duvaliériste ! Quelle que soit la ruse
légendaire de JB. Aristide, il est déjà historiquement condamné. Et pourtant, il faudra bien qu'Haïti
s'en sorte. Il se pourrait qu'en face, nombre de leaders de la Convergence
ne soient pas plus démocrates que JB. Aristide. Mais l'essentiel est qu'il
sont tous condamnés à se donner des règles et, de ce point de vue, le
parcours de la Convergence est jusqu'ici sans fautes et
certains de ses dirigeants sont prêts à mourir, les armes à la main s'il
le faut, pour sauver l'idéal démocratique du peuple haïtien. A l'époque du
coup d'Etat de Cédras, certains nous accusaient d'adopter l'option
zéro
parce qu'on exigeait purement et simplement le retour du président
constitutionnel, JB. Aristide. Aujourd'hui, nous souhaitons tout aussi
vivement pour Haïti le retour aux régles
constitutionnelles et à leur éthique authentique. Il y a, il est
vrai, une autre possiblité d'accord entre Aristide et ses adversaires. Le
Président contesté peut inviter à la table de l'Etat certains de ses
opposants à partager le gâteau avec lui: "je te donne un poste ici et tu
fermes les yeux
là". Ce genre d'accord sans principes peut convenir à certaines
organisations internationales qui se moquent, au fond, du triomphe de la
démocratie en Haïti, et ceci est valable, même pour les Républicains
américains qui ont soutenu le coup d'Etat de Cédras. Un certain apaisement
dans les sphères politiques pourrait en résulter mais la crise perdurerait
car elle est, avons-nous dit, crise totale qui secoue la société entière:
c'est la défaillance de la légitimité de l'autorité politique. Son absence
réelle plonge la société haïtienne dans ce qu'on pourrait appeler "l'état
de nature" qui est comme on sait, un état de guerre permanente La solution alors ? Il y
en a une seule: un nouveau contrat social. Il faut tout rejouer selon les
règles constitutionnelles. Tant que les élections ne seront pas refaites,
dans un climat social apaisé, avec une justice et une police
indépendantes, un CEP vraiment neutre, dans le respect des libertés
individuelles et tout
cela, sous contrôle international,
Haïti ne s'en sortira pas. Je crois que la Convergence est
d'accord sur
ces principes. Et Aristide et ses partisans alors ? Toute volonté sérieuse
de leur part de négocier ne peut s'exprimer que dans le respect de ces
principes incontournables. Le reste,
serait du dilatoire ou la logique mortifère de la violence. Le
dilatoire aristidien on connaît et personne ne peut plus en être dupe. La
violence et le meurtre alors ?
Je crois sincèrement que le peuple haïtien, avec l'aide
internationale, pourrait l'empêcher et que la démocratie triomphera, avec
ou sans Aristide. De toutes façons, le choix est clair et personne ne peut
plus tromper personne: 1- ou on pense, de façon tout à fait
populiste et antidémocratique, que l'unité de la nation doit
s'opérer autour d'une personne charismatique, Aristide en l'occurrence,
qui incarnerait l'unité du peuple. Ainsi serait-il un vrai père et la nation serait une famille (lavalassienne ou pas). La
paix se ferait autour d'un père qui pardonnerait à ses enfants prodigues
ou turbulents. Cette façon de penser la paix ou la concorde nationale est
celle d'Aristide. On est encore dans la logique d'un pouvoir patrimonial
et autocratique mais qui accepterait certaines concessions. Cette manière
de penser l'unité du peuple comme étant celle d'une famille est tout à
fait dangereuse car
c'est une unité qui exclut et le pouvoir, dans ce cas,
doit toujours donner à voir la mort. 2- ou on admet que l'unité d'un peuple
s'opère dans l'espace public lequel n'est pas du tout réductible à la
famille, au pater familias, à l'espace privé. Dans ce cas, ce qui unifie,
ce n'est pas une personne dans son incarnation charismatique. Au
contrairie, l'unité du peuple est unité dans la diversité, dans le respect
des convictions individuelles plurielles. En démocratie, l'unité ultime
est introuvable. Ce qui unifie
des citoyens dans leur diversité, c'est la loi commune, le respect
de ladite loi. Cette unité par la loi interdit tout pouvoir autocratique
et ramène la paix durable. Ou Aristide fait ce deuxième choix
et la négociation est possible. On pourra ainsi espérer s'en sortir sans
nager
éperdument. Ou il fait le choix contraire et dans ce cas il
appartient aux
démocrrates et au peuple haïtien, avec l'aide de la communauté
internationale, de l'obliger à se soumettre ou à se démettre.
maggio 2001 |
Due governi in carica dal 7 febbraio
Dopo un lungo periodo di vacanza istituzionale, Haiti avrà due governi in carica a partire dal prossimo 7 febbraio. La decisione è stata presa dal cartello Convergenza Democratica, costituito da cinquecento delegati riunitisi in un albergo di Petionville, un elegante sobborgo della capitale.
La costituzione di un governo parallelo (al quale non hanno aderito importanti figure dell’opposizione) sancisce il rifiuto della proposta avanzata dal neo eletto presidente J.B. Aristide di includere nel proprio esecutivo alcuni membri dell’opposizione. Un rifiuto derivato dal mancato riconoscimento della legittimità dei risultati ufficiali sia delle elezioni legislative che di quelle presidenziali. Risultati contestati anche dagli osservatori Caricom (Organizzazione degli Stati dei Caraibi), unico organismo internazionale che abbia monitorato le elezioni haitiane dopo il rifiuto degli Stati Uniti di prestare assistenza elettorale e quello dell’Oea (Organizzazione degli Stati Americani) e dell’Unione Europea di inviare propri osservatori. Decisioni prese per protesta contro i gravissimi brogli che avevano caratterizzato le due tornate elettorali di maggio e giugno per il rinnovo del Parlamento. A seguito della palese illegalità di quelle votazioni, l’opposizione aveva deciso il boicottaggio delle presidenziali del 26 novembre, incitando gli elettori a disertare le urne. Un invito raccolto, secondo i dati Caricom che indicano un’affluenza inferiore al 20% dei 4 milioni di aventi diritto al voto. Una percentuale che invaliderebbe la vittoria di J.B. Aristide, che i dati ufficiali indicano al contrario supportata dal 91,69% delle preferenze su un 60,5% di votanti. Per quanto la decisione dell’opposizione di non presentare propri candidati abbia indubbiamente favorito Aristide, che si è presentato quasi come candidato unico (correndo contro sei sconosciuti), il risultato della sua elezione viene ritenuto assolutamente falso dalle altre organizzazioni politiche, che contestano al suo partito, Fanmi Lavalas, il diritto di avere l’80% dei seggi al Parlamento.
La riapertura di una regolare attività parlamentare e governativa potrebbe permettere la ripresa dei finanziamenti da parte delle istituzioni internazionali, finanziamenti interrotti da anni. Da tempo i soli aiuti economici che giungono al più povero paese dell’emisfero occidentale, che registra tassi altissimi di povertà (con un reddito medio pro capite annuo di 400 dollari), analfabetismo e disoccupazione, sono erogati da organismi privati. Nel programma del futuro governo vi è l’impegno a creare 500.000 nuovi posti di lavoro.
[Mariella Moresco Fornasier] 10 gennaio 2001 |
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