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Cultura, Società e Il Mondo dei Caraibi  

Haiti

 

di Mariella Moresco Fornasier

 

 

Première République Noire Indépendante - 1er janvier 1804

 

 

 

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Fuga de reclusos había sido anunciada   (6 agosto 2002)

Peasants detained in dispute   (23 luglio 2002) 

La Diaspora n'est pas une simple vache à lait  (9 luglio 2002)

Islam finds a place in Haiti  (2 luglio 2002)

 

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mondocaraibi@yahoo.it 

Fuga de reclusos había sido anunciada

 

por Leo Reyes

 

 

La fuga de 150 prisioneros de la cárcel pública de Gonaives, previamente anunciada por el líder del Movimiento Popular Ejército Caníbal, envía un claro mensaje de que Haití es un país a la deriva, carente de instituciones y bajo el dominio de la anarquía.

 

Aunque pocas veces la prensa internacional da cuenta de ello, no hay semana en que en Haití no se produzca un secuestro, ajuste de cuentas o asaltos a mano armada en plena calle de su capital, Puerto Príncipe.

Uno de los secuestros más espectaculares fue la de la hija del ex jefe de Policía y dos veces alcalde de Puerto Príncipe, Franc Rouman, por el que cobraron un sustancioso rescate.

 

Convertido en alcantarilla de las drogas, Haití es hoy en día el mayor puente de tráfico de estupefacientes hacia Estados Unidos.

En las ciudades de Puerto Príncipe, Cabo Haitino, Les Cayes y Jacmel, los muelles más importantes de Haití, están radicados más de 300 colombianos.

Dos y tres veces por semana el Ejército dominicano incauta marihuana, cocaína y otras drogas y apresa a ciudadanos haitianos por esos hechos, y por intento de contrabando de armas y vehículos.

 

Con una Policía corrupta e ineficiente, que por demás tiene cuatro meses sin cobrar su salario, se asegura que la fuga fue organizada con la complicidad de sus agentes.

El cierre de todos los grifos de financiamientos y ayuda económica impuesta al gobierno haitiano por la comunidad internacional, ha empeorado la situación de los servicios y el empleo en Haití.

La inestabilidad política ha provocado el cierre de empresas y establecimientos comerciales, y las calles han sido tomadas por bandas armadas que actúan las 24 horas del día.

Los industriales y empresarios haitianos tienen que dedicar un importante capítulo de gastos a la protección personal y de sus negocios.

 

Una semana antes de producirse la espectacular fuga, Antonio Metayer, el líder del Ejército Caníbal, la había anunciado e inexplicablemente no se tomaron las precauciones de rigor.

Un comando armado estrelló un tractor contra los muros de la cárcel y la comisaría de Gonaives y produjo la escapada de los presos que había en ese recinto.

Esta mañana las autoridades haitianas anunciaron el reapresamiento de algunos prisioneros acusados de delitos comunes, pero informaron que hasta ahora no han podido dar con el paradero de Metayer ni del grupo de ex militares y comisarios que cumplían condenas de hasta 30 años en la cárcel de Gonaives.

Los ex comisarios y ex militares están implicados en intentos de golpe de Estado contra el gobierno de Jean Bertrand Aristide.

 

El Nacional,  5 de agosto de 2002

Peasants detained in dispute

 

by Jane Regan

 

Despite protests from human rights, labor and other organizations, Haitian authorities have refused to release nine people arrested May 27 during an altercation on an orange plantation near the northern town of St. Raphael, in which two peasants were brutally murdered.

 

Eleven people were beaten and arrested on the plantation, owned by Produits Agricole Guacimal, then illegally transferred by helicopter to Port-au-Prince prisons. None has been formally charged. Two both journalistswere released on June 8 as a result of local and international pressure.

 

The arrests came when several dozen peasant families attempted to begin planting the land beneath the orange trees. Guacimal, which produces orange extract mainly for European beverage and liqueur companies, bought most of the land from their ancestors in 1957 and 1958. Until last year, they had permission to plant crops under the trees between orange harvest seasons.

 

Last year, the company refused to give the families access to the land because many were part of a union that was pressuring the company to raise orange pickersâpay to a living wage and respect Haitian labor law. As a result of the conflict, the French Cointreau company, formerly a main buyer, cut off its relations with Guacimal (LP, Feb. 11,2002).

 

On May 27, the peasant family delegation, which was accompanied by members of the Batay Ouvriye union and two journalists, was met by local officials and their henchmen, some of who were armed. The peasants were attacked when they entered the property. Two peasants were killed with machete blows, while one official received a gunshot wound. The Haitian government has refused to respond to the protests of human rights organizations and has referred to the peasants as heavily armed ... terrorists.

 

forwarded by the Haiti Support Group     www.haitisupport.gn.apc.org

 

Latinamerica Press Vol. 34, No. 14, July 15, 2002

La Diaspora n'est pas une simple vache à lait


 " La Diaspora haïtienne : un partenaire indispensable pour le développement économique d'Haïti ", c'est le titre d'un séminaire de deux jours qui a eu lieu cette semaine dans la capitale haïtienne sous les auspices du CLED/Centre pour la Libre entreprise et la Démocratie, avec la participation d'officiels et de techniciens haïtiens et étrangers, dont le ministre des Haïtiens vivant à l'étranger, Leslie Voltaire ; le directeur de l'Agence américaine pour le développement international (USAID) en Haïti, David Adams. Avec un volet sur la Diaspora de l'Amérique latine et de la Caraïbe, faisant intervenir notamment l'Ambassadeur du Salvador aux Etats-Unis, René Antonio Léon Rodriguez.

La représentation américaine était en force, comprenant aussi bien la société civile, tel un Jim Morrell, de Haiti Democracy Project, que Carlo Dade, de Inter American Foundation (IAF) et Karla Holstetler de Aid to Artisans (ATA), une ONG financée par l'USAID et travaillant sur le terrain en Haïti.

Enfin, l'Ambassadeur américain en Haïti, Brian Dean Curran, qui a inauguré l'année dernière l'Initiative Haïti-Floride, était aussi à tout moment à portée de main ...

Le principal aspect de la diaspora (et malheureusement aussi le seul) à avoir retenu l'attention des conférenciers est son rôle de fournisseur de devises au pays natal. " L'argent de la diaspora au centre de toutes les attentions ", écrit à juste titre Le Nouvelliste dans son numéro du jeudi 20 juin 2002.

Une pro-blématique diaspora-terre natale ...

C'est le principal reproche qu'on pourrait faire à ce séminaire : n'avoir pas suffisamment approché la Diaspora haïtienne dans toutes ses spécificités. Car la diaspora a, d'un côté, encore plein de problèmes au pays hôte (sous-emploi, exclusion, politique de deux poids et deux mesures de l'immigration etc) tandis que de l'autre côté il existe aussi une problématique diaspora-terre natale ...

Par exemple, pourquoi n'y a-t-il pas eu un peu plus de représentants de la communauté haïtienne à l'étranger à avoir fait le voyage pour participer à ces assises ? Ces derniers pouvaient en effet se compter sur le bout des doigts ...

Les raisons peuvent être de différentes sortes. Un sentiment de ras le bol vis à vis d'une crise politique haïtienne qui sévit d'une manière aveugle et insensible apparemment aux intérêts de la communauté nationale ...

Mais aussi les mauvaises expériences enregistrées par la diaspora en Haïti, comme le rappelle Ronel Ceran, auteur d'une Etude sur la Diaspora Haïtienne patronnée par IAF. Ainsi le mouvement VOAM (Voye Ayiti Monte) qui à l'avènement de Lavalas en 1990 avait collecté dans les communautés expatriées des fonds de l'ordre de plus d'1 million de dollars US, mais dont personne n'a jamais pu fournir une comptabilité sérieuse ...

Tout comme la reprise aujourd'hui de la politique de détention de plusieurs centaines d'haïtiens dans les camps de l'immigration à Miami ne saurait stimuler les réfugiés de Miami et de New York en faveur d'une initiative qui a de toute évidence la bénédiction de l'actuelle administration américaine ...

Frustrations de toutes sortes à l'égard du système ...

La diaspora n'est pas une abstraction, voire une simple machine à sous, conception reprochée fort souvent aux compatriotes de l'intérieur, mais une communauté de gens qui sont traversés par des sentiments divers : loyauté envers la mère patrie, certes, mais aussi des frustrations de toutes sortes à l'égard du système haïtien sous tous ses aspects : politique, économique, social ...

Tout cet ensemble doit être pris en compte dans toute politique concernant ces 2 millions d'âmes, chiffre auquel on estime généralement aujourd'hui les ressortissants haïtiens à l'étranger et leurs descendants.

" La Diaspora haïtienne : un partenaire indispensable pour le développement économique d'Haïti ". Quoi de plus naturel ! Elle en a les possibilités financières et professionnelles, comme l'ont démontré tour à tour les différents intervenants, dont le PDG de UNIBANK/Unitranfer, Carl Braun (" Flux de versements de la Diaspora en Haïti "), et Joe Baptiste de NOAH, une association haïtienne-américaine (" Marché de la Diaspora et opportunités d'investissement ").

Jusqu'à un cabri tout vivant ...

Tout PDG d'une grande banque qu'il soit, Carl Braun reste un homme de terrain qui nous fit vivre la route du transfert, de l'expéditeur de Miami ou de Brooklyn (New York), ou Mattapan, Blue Hill (Boston) qui préfère le contact direct, privilégie le " mano a mano ", et apporte lui-même son argent à son bureau favori, où il est sûr d'avoir les dernières nouvelles d'Haïti, et passe sa commande : argent mais aussi nourriture à délivrer dans un quelconque village perdu au fond du Plateau Central, comme Lamiel, ou du " Far West " (Nord-Ouest). Tenez-vous bien ! Jusqu'à parfois un cabri vivant ... (ce que seules les compagnies natif-natal peuvent faire, à en croire le conférencier).

C'est cet immigrant-là, gagnant moins de 2.000.00 dollars par mois, qui génère le plus gros des 700 à 800 millions de dollars par an que représente cette activité (chiffres de 2001). Celui qui a encore de la famille à sa charge en Haïti ...

Pourquoi 90% de ce pactole est consacré à la consommation directe, immédiate ...

Selon Carl Braun, il ne faut cependant pas sous-estimer l'apport des compatriotes réfugiés en République dominicaine, Saint Martin, Guyane, les Bahamas ou aux Turks & Caicos où la moitié de la population aujourd'hui est haïtienne ...

Sous l'effet de la concurrence, le business de transfert s'est sophistiqué. Non seulement on reçoit aujourd'hui des fleurs ou du chocolat pour la Saint Valentin, tout en conservant les frais chargés à un tarif " raisonnable ", mais la majorité du marché passe désormais par la voie formelle, celle des institutions officiellement reconnues, détentrices de licences légales aussi bien en Haïti qu'à l'étranger.

Ce qui veut dire que les fonds en question peuvent être plus facilement suivis, identifiés. Budgétisés. Fiscalisés.

De l'argent propre aussi ... C'est une industrie très régulée aux Etats-Unis ou en France, et bien sûr davantage encore depuis les attentats du 11 Septembre ...

Réparer l'injustice faite par la Constitution de 1987 ...

Mais à quel moment peut-on espérer franchir le cap de la consommation automatique pour celle de l'épargne, puis de l'investissement ? Telle est une autre interrogation soulevée à ce séminaire 

Selon le PDG de la UNIBANK, il faudrait commencer par mettre un peu d'ordre chez nous, car quand on en vient à l'investissement l'haïtien ne réagit pas différemment d'un autre investisseur 

En Haïti, les risques sont évidents ...

Secundo, c'est le système lui-même qui dresse les plus gros handicaps. Créer une société commerciale en Haïti est un dilemme. Penser qu'on vit encore sous l'empire d'une législation selon laquelle c'est le président de la république qui en principe délivre les permis ...

D'autre part, la Constitution de 1987 a reconduit les dispositions limitant les privilèges des citoyens naturalisés, entre autres, en matières commerciales et civiles ... (Dans son intervention, le ministre des Haïtiens vivant à l'étranger, Leslie Voltaire, a énuméré les amendements apportés à ce sujet par le gouvernement dans le projet-loi actuellement devant le parlement haïtien. " Réparer l'injustice faite par la Constitution de 1987 à nos ressortissants à l'étranger " a dit Voltaire).

L'un des 10 pays avec le plus fort pourcentage de risques ...

Un autre intervenant fit remarquer que la représentation diplomatique haïtienne à l'étranger aurait besoin aussi d'un bon coup de balai pour la mettre au diapason du monde de compétition où nous vivons.

(Par exemple, l'Ambassadeur du Salvador aux Etats-Unis fit comprendre que sa mission c'est d'être surtout à l'écoute d'une communauté d'immigrants qui injecte chaque année dans l'économie du pays natal pas moins de 2 milliards de dollars.)

En plus d'une conjoncture d'instabilité politique et de questionnement de légitimité institutionnelle qui ne peut en aucune façon encourager un investisseur, qu'il soit haïtien ou autre ...

Haïti est classé l'un des 10 pays avec le plus fort pourcentage de risques au monde, selon un des conférenciers.

Là où l'haïtien pourrait accepter de fermer les yeux sur les affaires politiques (tradition oblige), reste les vagues d'insécurité presque cycliques, particulièrement à l'approche des élections.

Et enfin les perturbation sociales provoquées par le trafic de la drogue. On ne compte plus le nombre de compatriotes de la diaspora à avoir été assassinés ces dix dernières années, parfois sur la route même qui les conduit de l'aéroport chez eux ... Tous meurtres classés sans suite.

Associations en diaspora pour financer un projet 2004 ...
Mais investir dans quoi ?

On a cité pêle-mêle le tourisme, la transformation de produits locaux à destination du marché de la diaspora ...

Il y a eu aussi des exemples précis. Tel celui du directeur de l'USAID en Haïti indiquant que la Jamaïque exporte pour 40 millions de dollars de ignames par an aux Etats-Unis ...

Ou le représentant de NOAH qui verrait bien un partenariat entre le Rhum Barbancourt, produit rare et recherché à l'extérieur, et un groupe en diaspora qui se chargerait de la commercialisation ...

Pour sa part, Leslie Voltaire dit travailler en ce moment à " susciter l'émergence d'associations en diaspora pour financer un projet 2004 dans leur village respectif. "

Il a mentionné l'exemple des originaires de Vieux Bourg d'Aquin en France qui viennent d'offrir l'électricité à leur patelin.

Il faudrait un "bureau" en Haïti où introduire les petits projets pour le pays, a suggéré quelqu'un.

Le projet de loi soumis au parlement est destiné à dispenser les haïtiens émigrés et leurs descendants des formalités exigées aux étrangers dans le domaine économique et commercial et en matière d'emplois.

Transferts en " pratiques démocratiques " ? ...

Mais il n'y a pas que l'Etat haïtien qui soit concerné. La Diaspora a aussi besoin d'un partenariat dans le secteur des affaires en Haïti. Ce qui n'est pas évident, ne serait-ce que par le peu d'intérêt manifesté par les membres de ce secteur pour ces assises, malgré que le CLED qui l'a organisé soit une association d'hommes d'affaires.

Au fond, a dit un membre de l'assistance qui a été fort applaudi, nous n'avons pas de capitalistes en Haïti, nos hommes d'affaires vivent constamment dans l'espoir de faire " un coup ". D'un autre côté, tant que nous ne changerons pas " l'Etat prédateur ", nous n'irons nulle part.

La Banque Mondiale, selon Jim Morrell de Haiti Democracy Project, a dit que tous ses projets en Haïti dans les années 90 ont échoué ... A cause des problèmes de gouvernance.

Le rapprochement diaspora-terre natale est donc une alternative universellement souhaitée. Pas seulement pour les 800 millions de dollars générés annuellement, mais transferts aussi en ressources humaines (selon NOAH, aujourd'hui près de 35% de la population haïtienne-américaine a un diplôme universitaire).

Et enfin, tenez-vous bien, transferts en " pratiques démocratiques " !

Bien que Jim Morrell conseille la prudence : tous les groupes d'immigrants disent qu'ils reviendront chez eux, mais aucun ne l'a jamais fait.

" Se grès kochon an ki pou kuit kochon an " ...

" La Diaspora haïtienne : un partenaire indispensable pour le Développement économique d'Haïti " ...

Une initiative bénéficiant donc du support de l'international, et avant tout de l'administration américaine ...

A ce sujet, deux points à signaler :

  1. Cette campagne a lieu alors que se poursuit depuis deux années un gel de l'assistance financière internationale à Haïti ...
  2. C'est l'aide au développement qui d'une manière générale continue de décroître partout, comme l'on s'en est encore plaint au récent sommet de la FAO sur la pauvreté ...

Conclusion : Washington aurait-il conçu de mieux contrôler le flot provenant de la diaspora ?

Autrement dit, " se grès kochon an ki pou kuit kochon an" ? ...

Mais une dernière remarque : Comment les autorités américaines espèrent-elles s'y prendre pour convaincre les immigrants haïtiens d'investir ou d'aller faire du tourisme dans leur pays alors que le Département d'Etat continue de maintenir Haïti sur sa liste rouge de pays à éviter en priorité ?

 

Haïti en Marche,  21 Juin 2002

Islam finds a place in Haiti


By Michael Deibert


PORT-AU-PRINCE: Tucked away on a corner of the Haitian capital's dusty, congested Delmas Road, a modest white building bears a curious sign, painstakingly stencilled in green Western and Arabic script.

"Mosque Al-Fatiha," it reads. "Communaute Musulmane d'Haiti."

An attendant splashing water on the ground greets a visitor who approaches the gate. "As-salaam alaikum (peace be upon you)," he says, breaking into a smile. "Welcome to the mosque."

Haiti, the Caribbean nation closely associated with the African-derived faith of voodoo, is home to a small but growing community of Muslims. Two Islamic centers in the capital of Port-au-Prince are among nearly a dozen around the country started by those who have converted to the faith.

Officials with the major Islamic groups estimate there are between 4,000 and 5,000 Muslims in Haiti, a nation of about eight million people.

In the lanes of the historic Carrefour-Feuilles quarter, a neighbourhood that snakes up the mountains surrounding Port-au-Prince, a plangent, timeless sound echoes.

Among the market women haggling over prices while portable radios blare popular Haitian "compas" music, the muezzin's call to prayer goes forth from a new Islamic masjid, or prayer center.

"Allah-u-Akbar, Allah-u-Akbar, La ilaha ila Allah," - "God is great, God is great, there is no god but God."

Haiti is about 80 per cent Catholic and 20 per cent Protestant, according to US State Department figures, while some 85 per cent of its people regularly practice voodoo. But followers of Islam have recently stepped into the public eye. Muslim men distinctive in their kufi headwear and finely groomed beards, and women in traditional scarves, are now seen on the streets of several cities.

Nawoon Marcellus, who comes from the northern city of San Raphael, recently became the first Muslim elected to the Chamber of Deputies, Haiti's lower house of parliament.

In impoverished Haiti, beset by a faltering economy, malnutrition, political violence and a two-year-old electoral dispute that has led to a freeze on $500 million of international aid, some converts find the attention Islam devotes to charity and social justice particularly appealing.

"If you see someone who is in need, the ones who need help, whether it's education, money or what have you, we Haitians as a whole tend to be very generous in helping with one another," said Racin Ganga, the imam of the Carrefour Feuilles center.-Reuters


15 June 2002     Saturday   03 Rabi-us-Saani 1423

http://www.dawn.com/2002/06/15/int13.htm

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Ass. Cult. IMAGO MUNDI 

Direttore Mariella Moresco Fornasier

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