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Conférence avec les donateurs prévue pour la
mi-juillet
Une conférence de donateurs aura lieu à la mi-juillet
à Washington pour Haïti qui a besoin urgemment de développer son réseau
électrique et ses routes, a annoncé jeudi à Washington le Premier ministre
haïtien Gérard Latortue.
La conférence se déroulera "probablement vers le 19 juillet à
Washington, organisée par la Banque mondiale et la Banque interaméricaine"
de développement, a déclaré Gérard Latortue, en visite dans la capitale
américaine.
Interrogé pour savoir si l'aide financière internationale arrivait
suffisamment vite, le Premier ministre a souligné qu'il fallait au préalable
définir les priorités. "Nous sommes très satisfaits" du travail
en cours avec "la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, la
Banque interaméricaine, et l'argent viendra bientôt", a-t-il dit.
Il a précisé que son pays continuait à rechercher des fonds publics détournés
par l'ex-président Jean-Bertrand Aristide, aujourd'hui réfugié en Afrique
du Sud, sans pouvoir indiquer leur montant. "Nous faisons tout ce qu'il
faut et nous demandons aux pays étrangers, et surtout aux Etats-Unis, à la
France et à l'Union européenne de nous aider à retrouver cet argent".
La première priorité est l'énergie dans laquelle le précédent
gouvernement "n'a pas investi un dollar".
Le responsable de l'électricité
en Haïti était jusqu'au départ le 29 février d'Aristide un "menuisier",
car sa femme était originaire d'une ville d'où venait aussi l'ex-président,
a-t-il dénoncé.
Haïti a aussi besoin de construire 3.000 km de routes car, avec l'électricité
et les voies de communication, le secteur privé pourra créer des
entreprises et des emplois, a souligné le premier ministre. "Nous avons
des plages" superbes mais elles sont inaccessibles, a-t-il déploré en
évoquant la manne financière que représenterait le tourisme.
Gérard Latortue a appelé les Haïtiens émigrés à revenir développer
leur pays et indiqué qu'une étude était menée sur la meilleur manière d'exploiter
le sol cultivable en Haïti.
Le Premier ministre s'est enfin félicité de l'adoption récente par l'Organisation
des Etats Américains d'une résolution légalisant le nouveau pouvoir.
"Le bon sens a prévalu" et "il n'y avait aucune raison de
monter" toute une "affaire entre Haïti et la CARICOM" (organisation
des pays de la Caraïbe), a-t-il dit, en critiquant "ceux qui
manipulaient" cette instance "pour faire croire qu'Aristide avait
été kidnappé".
http://www.haitienmarche.com/
Semaine du 14 Juin 2004
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