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Afroamerica

 

 

bandiera ideata nel 1917 da Marcus Garvey

per il rientro nella "nuova patria" africana dei neri americani 

 
2004: Année internationale de commémoration de la lutte contre l’esclavage et de son abolition

 

Message du directeur général de l’UNESCO

Le monde a connu avec la traite négrière et l’esclavage l’une des pages les plus tragiques de son histoire.

Le monde a connu avec la traite négrière et l’esclavage l’une des pages les plus tragiques de son histoire. Cette entreprise de déshuma-nisation, contraire aux fondements mêmes de la Déclaration universelle des droits de l’homme, unanimement condamnée par la communauté internationale, en particulier lors de la Conférence mondiale de Durban contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée, qui l’a qualifiée de « crime contre l’humanité », appelle la réflexion de tous et la vigilance de chacun.

L’UNESCO se félicite que l’année 2004, qui marque le 200e anniversaire de l’avènement de la première République noire, Haïti, ait été proclamée par l’assemblée générale des Nations Unies « Année internationale de commémo-ration de la lutte contre l’esclavage et de son abolition ». Elle offre ainsi, dix années après le lancement du projet de l’UNESCO « La route de l’esclave », l’occasion au monde entier non seulement de se livrer au nécessaire devoir de mémoire de cette tragédie sans précédent, mais aussi de faire connaître les innombrables influences que ce dialogue forcé a imprimé sur les cultures et civilisations d’Europe, des Amériques et des Caraïbes. Au-delà de ce regard rétrospectif, elle veut aussi alerter sur toutes les formes de racisme, de discrimination et d’intolérance contemporaines, et être ainsi l’occasion d’une prise de conscience renforcée du nécessaire respect de la personne.

Institutionnaliser la mémoire, empêcher l’oubli, rappeler le souvenir d’une tragédie longtemps occultée ou méconnue et lui restituer la place qui doit être la sienne dans la conscience des hommes. C’est en effet répondre à notre devoir de mémoire. Il faut pour ce faire promouvoir et vulgariser l’histoire de la traite négrière et de l’esclavage, et se livrer à un travail scientifique rigoureux mettant en lumière toute la vérité historique de ce drame dans une optique constructive. Il est urgent que cet épisode majeur de l’histoire de l’humanité, dont les conséquences sont à jamais scellés dans la géographie et l’économie mondiales, prenne toute sa place dans les manuels scolaires et les curriculum de tous les pays du monde.

En célébrant le bicentenaire de la première république noire et en commémorant les grandes figures de l’abolitionnisme, nous n’oublierons ni les événements qui l’ont précédée à Saint-Domingue de 1971 à 1804 et ont abouti à l’affranchissement des peuples des Caraïbes et d’Amérique Latine, ni l’histoire plus large et complexe des abolitions de l’esclavage, une histoire faite de généreuses avancées philosophiques, politiques, juridiques, culturelles et sociales, mais aussi de tragiques reculs. Le triomphe des principes de liberté, d’égalité, de dignité des droits de la personne seront ainsi mis en lumière. Cette étape majeure de l’histoire de la libération des peuples et de l’émergence des Etats des Amériques et des Caraïbes doit être mieux connue et respectée.

Mais cette commémoration doit aussi constituer le cadre d’un dialogue renforcé entre les cultures et les civilisations. En retraçant les interactions culturelles issues de la traite négrière qui ont conduit tant d’hommes et de femmes d’Afrique loin de leur terre natale, nous pouvons en effet célébrer l’extraordinaire rencontre des cultures née de ce dialogue forcé. Il a transformé, profondément et durablement les Amériques et les Caraïbes, offrant à ce continent des traditions culturelles une ingéniosité des savoirs techniques et scientifiques des savoir-faire et une spiritualité qui sont désormais indissociables des cultures américaines et caraïbéennes. Connaître et reconnaître l’empreinte majeure des cultures africaines sur la formation des Cultures et civilisation du monde sera donc le deuxième objectif de cette commémoration.

Cette restitution historique devrait pouvoir aménager un cadre propice à la promotion d’un dialogue équitable entre les peuples dans le respect de l’universalité des droits humains de sceller l’engagement de lutter contre les formes contemporaines de l’esclavage et du racisme. Comme nous y invite la déclaration finale de la Conférence de Durban. Appréhender et analyser de manière approfondie cet épisode historique permettra sans nul doute de mieux comprendre la discrimination qui se manifeste dans la vie d’aujourd’hui et d’adhérer avec une conviction renforcé aux valeurs fondamentales de la dignité de la personne en vue de bâtir un avenir digne et durable.

Universaliser la prise de conscience de la tragédie de la traite négrière et de l’esclavage est donc une exigence qui concerne non seulement le passé, mais aussi le présent et l’avenir. Son importance pédagogique, éthique et civique peut être considérable si nous savons lui accorder une juste attention.

C’est pourquoi j’en appelle à une participation renforcée de la société civile dans son ensemble comme des secteurs public et privé dans tous les Etats membres, afin qu’ils prennent, chacun à leur manière, une part active dans la célébration de cette année 2004.

 

Latinoamerica-online 

Ass. Cult. Imago Mundi - Direttore  responsabile Mariella Moresco Fornasier

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